Depuis 2006, Syntec-Ingénierie organise chaque année le Grand Prix National de l’Ingénierie (GPNI). Unique concours national de la profession, le dispositif permet de mettre en lumière des projets remarquables portés par les entreprises d’ingénierie.
Les résultats de l’édition 2026 sont proclamés ce 1er octobre et nous vous proposons de (re)découvrir en détail les trois projets primés l’an dernier, lors de la 19e édition du GPNI. Troisième d’entre eux : le projet « Isère Amont » porté par Egis, Artelia et Hydrétudes.
Récompensé dans la catégorie « Adapter l’existant pour lutter contre les causes et les effets du dérèglement climatique », le projet Isère Amont visait, en substance, à redonner de l’espace à l’Isère en amont de Grenoble, et à restaurer les interactions du cours d’eau avec les milieux naturels et urbains. Lancée sous l’impulsion du Syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère (SYMBHI), l’initiative a été portée conjointement par trois entreprises d’ingénierie : Egis, mandataire des maîtrises d’œuvre ; Artelia[1], en tant que concepteur amont ; et Hydrétudes, maître d’œuvre référent sur les aspects environnement et écologie. En unissant leurs forces, ces trois acteurs ont ainsi mené à bien un projet d’une ampleur exceptionnelle. Pour la première partie de cet entretien, retour sur les tenants et aboutissants de ce travail d’équipe, avec Didier Clément-Nots, ex-directeur général d’Hydrétudes, Jean-François Frezet, chef de projet géotechnique au sein du groupe Egis, et Pierre-Alain Rielland directeur de projet au sein du groupe Artelia.
Techniques de l’Ingénieur : Avant d’entrer dans le vif du sujet, quelles sont, en quelques mots, vos fonctions respectives ?
Pierre-Alain Rielland : Je suis ingénieur hydraulicien de formation, directeur de projet chez Artelia depuis une dizaine d’années. J’ai, avant cela, travaillé 17 ans chez Egis, comme Jean-François. Je pilote actuellement des projets en étude ou maîtrise d’œuvre d’aménagement de cours d’eau et de protection contre les inondations.
Jean-François Frezet : Je travaille chez Egis depuis 25 ans. J’ai commencé en tant qu’ingénieur hydraulicien, dans le domaine de l’aménagement de cours d’eau, puis des sols et fondations. Je suis actuellement expert en géotechnique sur des ouvrages hydrauliques et portuaires.
Didier Clément-Nots : Je suis directeur général du bureau Hydrétudes qui, dans le cadre de ce projet, avait le rôle de maître d’œuvre, cotraitant en charge de la problématique environnement et écologie. J’ai, auparavant, travaillé pendant une quinzaine d’années chez l’une des entreprises préfigurant le groupe Artelia – Sogreah[2] – puis quatre ans chez Egis, dans le domaine de l’eau.
Qu’est-ce qui vous a amenés à travailler tous trois, main dans la main, sur ce projet ? En quoi a-t-il d’ailleurs consisté, précisément ?
L'article Trois entreprises d’ingénierie unissent leurs forces pour redonner sa place à l’Isère été publié la première fois sur le site : Techniques de l'ingenieur - Actualités


