La rédaction vous propose un rapide tour d’horizon sur les informations qui feront l’actualité industrielle dans les jours et les semaines à venir.
Après le climat, la biodiversité s’impose dans les stratégies des industriels
La COP17 sur la biodiversité, ouverte le 19 octobre à Erevan, doit dresser le premier bilan mondial des engagements pris en 2022 pour enrayer l’effondrement du vivant d’ici 2030.
Le constat est préoccupant, avec des objectifs internationaux largement hors d’atteinte, notamment sur la protection des écosystèmes et la réduction des subventions néfastes.
Le financement constitue l’un des principaux blocages, alors que la communauté internationale s’est engagée à mobiliser 200 milliards de dollars par an d’ici 2030. Au-delà des négociations, la préservation de la biodiversité devient aussi un enjeu économique pour les industriels dépendant de l’eau, des sols, des ressources biologiques ou de certaines matières premières.
En France, la Stratégie nationale biodiversité 2030 identifie notamment l’agroalimentaire, la cosmétique, le textile, les matériaux et la construction parmi les secteurs concernés.
Les entreprises pourraient devoir renforcer la traçabilité de leurs approvisionnements, limiter l’artificialisation des sites et intégrer davantage les risques écologiques dans leurs investissements.
L’Office français de la biodiversité accompagne déjà cette transformation en encourageant des plans d’action sur l’ensemble des chaînes de valeur.
La restauration des milieux naturels pourrait également ouvrir des débouchés aux acteurs français de l’ingénierie écologique, du traitement de l’eau et de la dépollution.
L’enjeu de la COP17 dépasse ainsi la protection des espèces et pose une question industrielle majeure, celle de produire durablement avec des ressources naturelles de plus en plus fragilisées.
Industrie : Bruxelles se dote de nouvelles armes pour contrer la concurrence chinoise
Face à la montée des exportations chinoises, l’Union européenne renforce son arsenal de défense commerciale, alors que son déficit commercial avec Pékin dépasse désormais un milliard d’euros par jour. Dans une initiative commune, Paris et Berlin réclament une utilisation plus offensive des instruments existants et de nouveaux moyens pour lutter contre les distorsions de concurrence. Bruxelles dispose déjà de droits antidumping et antisubventions, appliqués notamment depuis 2024 aux voitures électriques fabriquées en Chine. L’Europe a également renforcé ses mesures de protection de la sidérurgie, confrontée à des surcapacités mondiales massives. Autre levier, le règlement sur les subventions étrangères permet de contrôler les avantages financiers accordés aux entreprises non européennes intervenant sur le marché intérieur. La France et l’Allemagne souhaitent aussi faciliter le recours à l’instrument anticoercition, conçu pour répondre aux pressions commerciales de pays tiers.
Cette évolution pourrait offrir un répit aux fabricants français d’acier, de composants automobiles, de machines et de produits chimiques, tout en renchérissant certains intrants importés. Elle pourrait également favoriser la relocalisation de productions et les investissements dans les capacités manufacturières européennes. Reste un risque majeur, celui de représailles chinoises sur les exportations et les approvisionnements stratégiques. La réussite de cette nouvelle politique commerciale dépendra donc de sa capacité à protéger les usines européennes sans fragiliser les chaînes industrielles qu’elle entend défendre.
Voiture électrique à 15 000 euros : l’Europe risque-t-elle de sacrifier ses équipementiers ?
L'article Les actualités à suivre : Tesla, COP 17, Nvidia... été publié la première fois sur le site : Techniques de l'ingenieur - Actualités



