En vue de réduire sa dépendance aux ressources critiques chinoises, l’UE va soutenir 46 nouveaux projets locaux d’extraction, de raffinage et de recyclage, qui viennent s’ajouter aux 47 projets déjà retenus en 2025, situés dans l’UE, et aux 13 autres projets situés dans des pays tiers. Si ces projets aboutissent, dans quelle mesure l’UE peut-elle sécuriser ses approvisionnements ?
Le 4 avril 2025, la Chine a annoncé des restrictions à ses exportations de terres rares et sur les aimants permanents qui en contiennent, en riposte aux droits de douane américains.
Pourquoi est-ce si difficile de séparer ces métaux “pas si rares” ? Les procédés d’extraction, de purification et de recyclage, qui sont au cœur du problème, sont expliqués ici.
Le 9 octobre, Pékin a ensuite étendu ses contrôles, obligeant tout produit contenant plus de 0,1 % de terres rares chinoises à obtenir une licence, même s’il est fabriqué à l’étranger. Comme la Chine contrôle environ 90 % du raffinage des terres rares au niveau mondial et environ 60 % de l’extraction, ce chantage avait tout pour conduire à une escalade.
Pour l’UE il est urgent d’agir, car le rapport de force est totalement déséquilibré. La totalité de nos terres rares lourdes et 85 % des terres rares légères viennent de Chine et pour les aimants aux terres rares, ce chiffre s’élève à 98 %.
Le 25 octobre, c’était donc au tour de l’UE de répliquer, avec l’annonce du plan RESourceEU, dont l’un des objectifs est de réduire de 50% notre dépendance aux ressources critiques et aux terres rares.
L’UE soutient 46 nouveaux projets
L'article Ressources critiques : l’UE soutient 46 nouveaux projets pour réduire sa dépendance à la Chine été publié la première fois sur le site : Techniques de l'ingenieur - Actualités




