L’impression 3D métallique a dépassé le stade du prototypage dans plusieurs industries, sans constituer pour autant une solution universelle de production de masse. En 2026, sa maturité dépend de la valeur de la pièce, de sa complexité, des volumes attendus et du niveau de certification exigé.
La fabrication additive métallique construit une pièce par ajouts successifs de matière à partir d’un modèle numérique. Elle se distingue de l’usinage, qui retire de la matière, ou de la fonderie, qui impose la réalisation d’un moule. Son principal domaine de pertinence industrielle concerne les petites séries, les pièces de rechange et les géométries complexes. Elle permet notamment de créer des canaux internes, des structures en treillis ou des formes optimisées difficiles à obtenir par les procédés conventionnels.
Le niveau de maturité de cette technique varie selon les procédés. La fusion sur lit de poudre convient aux composants compacts et précis, tandis que le dépôt de matière sous énergie concentrée peut produire ou réparer des pièces plus grandes. Airbus a ainsi commencé en 2026 l’intégration en série de grandes pièces en titane fabriquées par dépôt de fil sous énergie dirigée autour de la porte de soute de l’A350. Les procédés destinés aux grandes structures commencent donc eux aussi à sortir des démonstrateurs.
La santé et l’aéronautique ont franchi le cap de la série
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