L’été 2026 a été marqué par des vagues de chaleur successives qui ont révélé, une fois de plus, nos faiblesses en matière de résilience climatique. En se basant sur les données de l’ADEME, la plateforme Argile.ai, spécialisée dans la donnée immobilière, a mis en exergue un paradoxe : de nombreux audits énergétiques recommanderaient des travaux qui surchauffent les habitations l’été !
Selon l’analyse de la plateforme Argile.ai, réalisée sur la base de 700 000 audits publiés par l’ADEME, près d’un tiers des rénovations réalisées en vue d’améliorer la performance énergétique seraient un frein au confort été. Et dans certains cas, les travaux recommandés par les audits énergétiques provoqueraient même un réchauffement intérieur dépassant les cinq degrés !
Ces chiffres ont de quoi surprendre, mais ils sont la conséquence de choix politiques. Ainsi, comme l’affirme le député Daniel Labaronne, l’actuel Diagnostic de performance énergétique (DPE) est « centré sur les performances hivernales ». En effet, si le DPE comporte bien un indicateur de confort été, celui-ci est malheureusement trop rudimentaire, car basé sur des critères descriptifs comme l’inertie du bâtiment, la présence de protections solaires, l’isolation de la toiture, la présence de brasseurs d’air, etc.
De plus, cet indicateur n’est pas contraignant. Il est purement informatif et n’influence pas la classe (entre A et G) du bâtiment. Aussi, avec les critères actuels, un logement classé A au DPE peut donc être invivable l’été, ce qui a surpris bon nombre de propriétaires, et poussé nombre d’entre eux à installer des systèmes de climatisation en urgence.
La nécessaire réforme du DPE
L'article Confort thermique en été : le point faible de la rénovation énergétique été publié la première fois sur le site : Techniques de l'ingenieur - Actualités

