Quand la science révèle la fréquence optimale des bus

​En analysant plus de 3 000 lignes de bus dans 19 métropoles mondiales, une équipe internationale dirigée par le CEA, a permis d’affiner l’analyse de la relation entre la fréquence des bus et le nombre de passagers. Ils proposent un modèle permettant d’anticiper l’effet d’une augmentation des moyens sur le temps d’attente. Ces travaux, menés par le CEA en physique théorique, s’inscrivent dans une réflexion plus large sur la manière dont les ressources et les flux s’organisent dans des réseaux complexes, avec des applications allant des transports aux réseaux biologiques des plantes.

Pourquoi certains bus passent-ils toutes les cinq minutes, tandis que d’autres se font attendre ? Comment optimiser l’allocation des moyens – et par-là, la fréquence des bus – pour réduire au mieux le temps d’attente des voyageurs ? Une équipe de chercheurs, dirigé par Marc Barthelemy, physicien théoricien au CEA, a étudié cette question en analysant près de 3 000 lignes de bus dans 19 grandes métropoles dont Paris, Londres, New York ou encore Toronto, représentant plus de 4 milliards de voyageurs par an.

Une règle vieille de plus de 50 ans

Depuis 1972, une règle mathématique dite « loi en racine carrée » est utilisée pour décrire la fréquence optimale des bus : plus une ligne est fréquentée, plus les bus doivent être nombreux et rapprochés.  Mais, bien qu’évidente en apparence, elle était jusqu’ici principalement théorique. En la confrontant aux données réelles de différents réseaux de transport dans le monde, les chercheurs ont montré qu’en réalité le taux de remplissage des véhicules est déterminant. La fréquence des bus suit bien une loi simple liée au nombre de voyageurs, mais qui n’est pas la loi de la racine carrée et qui évolue lorsque les bus sont trop remplis, ce qui est souvent le cas dans la majorité des grandes villes étudiées.

Une règle vieille de plus de 50 ans

Depuis 1972, une règle mathématique dite « loi en racine carrée » est utilisée pour décrire la fréquence optimale des bus : plus une ligne est fréquentée, plus les bus doivent être nombreux et rapprochés. Mais, bien qu’évidente en apparence, elle était jusqu’ici principalement théorique. En la confrontant aux données réelles de différents réseaux de transport dans le monde, les chercheurs ont montré qu’en réalité le taux de remplissage des véhicules est déterminant. La fréquence des bus suit bien une loi simple liée au nombre de voyageurs, mais qui n’est pas la loi de la racine carrée et qui évolue lorsque les bus sont trop remplis, ce qui est souvent le cas dans la majorité des grandes villes étudiées.

Bus trop remplis, davantage d’attente

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