La micro-turbine de la start-up strasbourgeoise LTF supprime piles, panneaux solaires
et raccordements électriques pour alimenter de manière autonome les équipements
d’instrumentation dans les réseaux d’eau et valoriser l’énergie fatale des process
industriels. L’entreprise, officiellement créée en avril, entre dans une phase
d’industrialisation avec des perspectives commerciales prometteuses sur les marchés
des réseaux d’eau potable, de l’industrie et du traitement de l’eau.
Comment alimenter en électricité les milliers de capteurs qui surveillent les réseaux d’eau,
souvent enterrés et sans accès au courant ? LTF, société créée à Strasbourg, ancrée sur une
technologie issue du laboratoire ICube et propulsée par CONECTUS, répond à cet enjeu
majeur pour le suivi de la qualité des eaux et une meilleure productivité des réseaux par une
micro-turbine qui produit de l’électricité à partir de l’écoulement de l’eau.
La micro-turbine conçue par LTF sera très prochainement accréditée ACS*, a atteint un stade
industriel (TRL 8) et fait l’objet de tests en situation réelle. La société a réuni 320 000 €, dont
une participation inédite de l’ENGEES – l’Ecole nationale du génie de l’eau et de
l’environnement de Strasbourg – et prépare une levée de l’ordre du million d’euros.
En France, sur près d’un million de kilomètres de réseaux d’eau potable, environ 200 000 km
présentent un potentiel d’optimisation, soit de l’ordre de 20 000 points à équiper. LTF vise
également l’industrie, où jusqu’à 20 % de l’énergie consommée est liée au pompage des
fluides, dont une partie importante est dissipée sans valorisation. LTF estime le potentiel de
ce marché industriel à plus de 140 000 unités.
Une turbine qui prélève l’énergie de l’eau sans la freiner
→ Lire le communiqué de presse intégral de CONECTUS.
L'article La Turbine Française : une innovation née à ICube entre en phase d'industrialisation été publié la première fois sur le site : iCube



