Intelligence artificielle : « Les transformations les plus visibles pourraient concerner l’amont des projets »

L’étude publiée par l’OPIIEC (Observatoire Paritaire des Métiers du Numérique, de l’Ingénierie, des Etudes et du Conseil et des métiers de l’Événement) sur les besoins en compétences et en formation liés à l’intelligence artificielle dresse une première photographie de transformations encore difficiles à anticiper.

L’étude publiée par l’OPIIEC (Observatoire Paritaire des Métiers du Numérique, de l’Ingénierie, des Etudes et du Conseil et des métiers de l’Événement) sur les besoins en compétences et en formation liés à l’intelligence artificielle dresse une première photographie de transformations encore difficiles à anticiper.

Dans l’ingénierie, l’intelligence artificielle devrait progressivement intervenir dans un nombre croissant de tâches, depuis l’analyse de données jusqu’aux études de faisabilité et à la conception. Mais cette évolution ne signifie pas nécessairement une substitution de l’ingénieur par des machines. Elle déplace plutôt sa valeur vers la maîtrise du problème, la validation des solutions, la gouvernance des données et la responsabilité des choix effectués.

Thomas Clochon, Président de l’OPIIEC, a précisé pour Techniques de l’Ingénieur ce que révèlent les travaux de recherche menés par l’OPIIEC, et notamment via la première édition du baromètre de l’OPIIEC sur l’intelligence artificielle.

Techniques de l’Ingénieur : L’intelligence artificielle est-elle déjà en train de transformer le métier d’ingénieur ?

Thomas Clochon : Oui, mais il faut distinguer le besoin d’ingénierie lui-même de la manière dont le travail d’ingénierie est réalisé. Les besoins ne disparaissent pas : les ingénieurs continuent à devoir résoudre des problèmes complexes, dans un monde soumis à des contraintes physiques, économiques ou environnementales, qu’il s’agisse notamment de décarbonation, d’adaptation climatique, de construction ou d’aménagement.

En revanche, il apparaît certain que les pratiques professionnelles vont évoluer. L’IA apporte des capacités supplémentaires pour traiter l’information, rechercher des données, accélérer certaines analyses ou examiner un plus grand nombre de paramètres. Il faut donc plutôt parler, à ce stade, d’une ingénierie augmentée que d’une disparition du métier.

Peut-on donc considérer que l’IA sera davantage un outil d’optimisation qu’un outil de substitution ?

L'article Intelligence artificielle : « Les transformations les plus visibles pourraient concerner l’amont des projets » été publié la première fois sur le site : Techniques de l'ingenieur - Actualités

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