L’observatoire des ingénieurs et scientifiques de France (IESF) a publié sa 37e enquête annuelle. Menée auprès de 32 000 répondant.e.s, elle met en lumière un faible renouvellement des générations, mais aussi des inégalités majeures entre les rémunérations des femmes et des hommes et un usage généralisé de l’IA.
Aujourd’hui en France, plus d’un million de personnes exercent la profession d’ingénieur. Parmi elles, près d’une sur quatre atteindra l’âge de la retraite dans les dix à quinze prochaines années, avec un pic en 2035. D’autant qu’à peine un.e senior.e sur quatre prépare sa succession. 44 % des répondant.e.s ignorent jusqu’à l’existence du mécénat de compétences. « Cela va provoquer des tensions concrètes, en particulier dans les métiers critiques comme la télécommunication. Va en résulter une perte de compétences et de savoir-faire », regrette Frédéric Dejean, délégué général d’IESF. Les nouvelles promotions d’ingénieur.e.s, 50 000 personnes par an, ne suffiront pas à combler cet écart.
« Les jeunes se dirigent principalement dans les secteurs qui recrutent comme les activités tertiaires, l’énergie, le conseil et le BTP. C’est une tendance qui se confirme depuis les années précédentes, avec notamment une hausse des recrutements de 11 % par rapport à 2024, tous secteurs confondus », explique Marie-Liesse Bizard, présidente de l’IESF.
Cependant, elle ajoute que les jeunes ont plus de mal à trouver un emploi dans les trois premiers mois après leur diplôme. « Cela peut être lié à un manque d’adéquation de leurs compétences ou de leurs souhaits avec les métiers qui recrutent ou encore un problème territorial. Le marché n’est pas très favorable », ajoute-t-elle.
Favoriser la diversité
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