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Oksana Shramkova, directrice de recherche CNRS et spécialiste en photonique, fait partie des premiers lauréats du programme international Choose France for Science. D’origine ukrainienne, elle a rejoint à l’automne dernier le laboratoire ICube, au sein de l‘équipe Instrumentation et Procédés Photoniques (IPP), pour y développer un projet à l’interface entre nanophotonique et réalité augmentée.
Attirer les talents scientifiques en France
Lancé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le programme Choose France for Science vise à attirer en France des scientifiques internationaux de haut niveau pour y développer leurs projets. Pour cette première édition, 46 chercheurs ont été sélectionnés parmi plus d’une centaine de candidatures et rejoignent des laboratoires à travers le pays pour poursuivre leurs travaux et développer de nouvelles collaborations.
Dans ce cadre, Oksana Shramkova a rejoint l’équipe IPP du laboratoire ICube. Son projet porte sur le développement de méta-surfaces optiques innovantes, avec des applications notamment en réalité augmentée.
Forte d’un parcours international entre l’Ukraine, l’Europe et les États-Unis, ainsi que d’une expérience dans l’industrie, elle développe une approche à la croisée de la recherche fondamentale et des applications.
Entretien avec Oksana Shramkova
Dans cet entretien, Oksana Shramkova revient sur son parcours, les enjeux scientifiques de son projet et les perspectives qu’elle souhaite développer en France. Elle y explique comment ses travaux visent à concevoir de nouvelles lentilles optiques ultra-fines pour la réalité augmentée, capables d’améliorer la qualité d’image tout en rendant les dispositifs plus compacts.
Pouvez-vous nous présenter brièvement votre projet qui a été distingué par le Prix Choose France ?
Mon projet porte sur le développement de méta-surfaces diélectriques multicouches pour les systèmes d’affichage de réalité augmentée (AR) de nouvelle génération. L’objectif est de concevoir des méta-lentilles compactes et achromatiques, capables d’éliminer les aberrations chromatiques tout en offrant un large champ de vision, une haute fidélité des couleurs et une grande zone de vision (eye box), le tout dans un composant optique unique et ultra-fin.
Cette approche pourrait rendre les systèmes d’affichage AR plus compacts, plus efficaces et plus facilement intégrables à l’échelle industrielle.
Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir la France pour développer ce projet ?
Pour aller plus loin, retrouvez également
notre interview d’Oksana Shramkova.
L'article Savoir(s) : Oksana Shramkova choisit la France pour ses recherches en réalité augmentée été publié la première fois sur le site : iCube

