IESF fait la Promotion des Métiers de l’Ingénieur et du Scientifique (PMIS). C’est plus qu’une mission : elle est une priorité stratégique pour l’IESF et ses associations régionales, comme IESF-Alsace.
« Notre devoir est d’inciter massivement les jeunes à s’engager dans ces filières, en ciblant particulièrement les jeunes filles. Nous ne pourrons pas façonner l’avenir durable de notre société sans leur talent et leur engagement«
De même l’association « Femmes & Sciences » partage avec IESF la même volonté de promouvoir et de valoriser les carrières scientifiques et techniques auprès des jeunes filles et des jeunes femmes, en valorisant les femmes dans les carrières scientifiques et techniques.
Aussi nous voulons féliciter Annaëlle Bagot, étudiante du CESI Strasbourg, pour son engagement.
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Une étudiante strasbourgeoise remporte un prix pour l’engagement des femmes dans les métiers de l’ingénierie
Annaëlle Bagot est étudiante en dernière année de master à l’école d’ingénieurs CESI Strasbourg, elle a remporté le prix Jeunes Talentes de la fédération Cinov 2025.
Son envie d’être ingénieure spécialisée dans le bâtiment et les travaux publics, elle la tient « de ma grand mère, elle était chauffeuse poids-lourds et elle me racontait qu’il y avait une très bonne ambiance sur le terrain« . Annaëlle Bagot décide alors de faire sa prépa puis son master à CESI Strasbourg. « On n’est pas à majorité féminine en BTP. Quand j’ai commencé mes deux premières années, on était quatre pour une quarantaine d’étudiants en tout« .
Un premier pôle de prévention dans son école
Très engagée sur la place des femmes dans ce domaine mais aussi sur les questions de santé physique et mentale, c’est en se rendant à un congrès du Bureau national des écoles d’ingénieurs qu’elle se rend compte de quelque chose. « Tous les étudiants présents des écoles d’ingénieurs avaient des pôles de prévention, des associations qui visaient à favoriser l’inclusion, la féminisation dans ce domaine donc c’est comme ça qu’on a créé notre pôle de prévention« , raconte-t-elle.
Avec d’autres étudiants, elle enchaîne les projets au sein de son école, « on a mis en place des groupes de parole mensuels pour les étudiants, animés par des professionnels de la santé mentale. On a aussi mis en place des distributions de protections périodiques dans les toilettes« , explique la jeune femme de 22 ans. Elle a aussi créé des affiches pour sensibiliser sur le handicap, d’autres sur les violences sexuelles. « C’était assez varié. On a mis aussi en place des ‘safe zones’ quand l’école organisait des galas. Des zones pour être en sécurité, on a fait venir la protection civile aussi ».
Des études qui ont « plus de sens »
Tant de projets qu’Annaëlle Bagot décide d’exposer dans sa candidature pour le concours Les Talentes 2025. Une distinction décernée par la fédération Cinov, qui valorise l’engagement des femmes dans les métiers de l’ingénierie, du conseil et du numérique. Elle remporte le prix dans la catégorie « Jeune Talente ». La future ingénieure ne s’y attendait pas du tout. « Pour moi, tous ces projets, c’était quelque chose de naturel qui coulait de source. J’avais juste envie que ça ait un peu plus de sens pour moi d’être dans ce campus, de faire ce métier« . Depuis, elle continue de faire de la prévention et de sensibiliser avant de passer le flambeau quand elle quittera son école à la fin de l’année scolaire.
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