Power Ring : Ikos dans les starting-blocks pour industrialiser son innovation

Depuis 2006, Syntec-Ingénierie organise chaque année le Grand Prix National de l’Ingénierie (GPNI). Unique concours national de la profession, le dispositif permet de mettre en lumière des projets remarquables portés par les entreprises d’ingénierie.
À la veille de la proclamation des résultats de l’édition 2026, nous vous proposons de (re)découvrir en détail les trois projets primés l’an dernier, lors de la 19e édition du GPNI. Deuxième d’entre eux : le projet « Power Ring » porté par Ikos.

Récompensé dans la catégorie « Pour une industrie décarbonée, compétitive et résiliente », le projet visait à développer un système innovant de conversion énergétique : le Power Ring. Basé sur une architecture multiports universelle et modulaire, le dispositif conçu par Ikos – grand nom du conseil en ingénierie ferroviaire – permet d’optimiser la gestion de flux électriques multiples, avec, à la clé, de multiples avantages, exposés dans la première partie de cet entretien par Vincent Sarrazin, directeur général adjoint d’Ikos, Jeanne-Marie Dalbavie, membre de l’Ikos Lab aujourd’hui responsable du développement des activités Innovation en Espagne, et Patrice Gomez, ingénieur expert, responsable du bureau d’étude Électronique. Dans cette seconde partie de l’interview qu’ils nous ont accordée, les trois experts nous dévoilent les perspectives d’industrialisation du dispositif.

Quel est le niveau de maturité de cette technologie ?

Jeanne-Marie Dalbavie : La technologie a aujourd’hui atteint un niveau TRL 4 : le concept fonctionne en laboratoire. Nous n’avons pas encore atteint les rendements de 98 % ou plus que j’évoquais, mais les niveaux que nous atteignons aujourd’hui à cette échelle du laboratoire nous rendent pleinement confiants quant au fait que le produit fini, à l’échelle industrielle, atteindra les performances espérées. Nous travaillons d’ores et déjà à l’atteinte du niveau TRL 5, avec une architecture électronique et de communication figée, intégrée, et grandement améliorée.

Nous imaginons qu’à terme, le Power Ring puisse être installé au sein de sous-stations urbaines, au niveau de champs éoliens ou photovoltaïques. Mais son usage se fera d’abord au niveau domestique et des agrégateurs d’électricité, ou dans l’industrie et le secteur tertiaire (au sein d’une usine ou sur un campus par exemple), ou encore en tant que dispositif embarqué dans des locomotives et avions électriques.

À quoi ce Power Ring ressemblera-t-il, concrètement ?

L'article Power Ring : Ikos dans les starting-blocks pour industrialiser son innovation été publié la première fois sur le site : Techniques de l'ingenieur - Actualités

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