L’Alsace se trouve au cœur d’une véritable « fièvre du lithium » en France, portée par un gisement de classe mondiale. Contrairement aux mines classiques à ciel ouvert, le lithium alsacien est dissous à haute concentration dans des eaux géothermales profondes (saumures chaudes à plus de 140°C) situées à près de 4 000 mètres sous le bassin rhénan
Extraction
L’extraction repose sur un modèle de co-production vertueux combinant transition énergétique et souveraineté industrielle :
- Pompage : L’eau chaude est remontée des profondeurs du sous-sol.
- Énergie : Sa chaleur (environ 145°C) est d’abord captée pour alimenter des réseaux de chauffage locaux ou produire de l’électricité (géothermie).
- Extraction : Le lithium est filtré via un procédé d’extraction directe.
- Réinjection : L’eau refroidie et vidée de son lithium est entièrement réinjectée dans le sous-sol, garantissant un circuit fermé.
Les grands projets en cours
Le sous-sol alsacien est activement exploré par plusieurs acteurs majeurs :
- Arverne Group & Lithium de France : En septembre 2026, des expertises indépendantes ont validé un potentiel d’exploration colossal allant jusqu’à 43 millions de tonnes de lithium sous l’Alsace. À Schwabwiller, leur première double plateforme de forage (production et réinjection) est en phase d’achèvement. L’entreprise ambitionne de déployer 15 sites à terme pour produire 27 000 tonnes de lithium par an, dont la quasi-totalité est déjà pré-vendue à Renault pour ses batteries. Vous pouvez suivre leurs avancées directement sur le site officiel de Lithium de France.
- Projet AGELI (Électricité de Strasbourg & Eramet) : Ce consortium s’appuie sur les centrales de Soultz-sous-Forêts et Rittershoffen. Après avoir validé la technologie via un pilote industriel, Eramet vise une production commerciale de 10 000 tonnes par an d’ici 2030, soit de quoi équiper 250 000 véhicules électriques par an.



