L’intelligence artificielle générative accélère la production de contenus et l’analyse de données, mais son fonctionnement repose sur des infrastructures physiques très consommatrices. La première synthèse institutionnelle française consacrée au sujet souligne l’urgence de mieux mesurer ces impacts et de maîtriser la croissance des usages.
Le développement de l’intelligence artificielle générative et des systèmes agentiques bouleverse le numérique en faisant rapidement progresser les besoins en puissance de calcul. Même si elle semble immatérielle, ces services nécessitent des serveurs, des puces spécialisées, des centres de données et des réseaux. Le numérique représentait déjà 4,4 % de l’empreinte carbone de la France en 2022, et ce avant l’adoption massive des nouveaux outils génératifs.
L’empreinte provient d’abord de la fabrication des équipements. Les processeurs graphiques, les mémoires et les autres composants mobilisent des métaux et des procédés industriels associés à des consommations d’énergie et d’eau, à des émissions de gaz à effet de serre et à différentes pollutions. La construction des centres de données entraîne également une emprise foncière et une artificialisation des sols. Pour les puces étudiées, les émissions liées à la fabrication varient fortement, les générations les plus récentes et les plus spécialisées pouvant être plus émettrices.
Une consommation dominée par le fonctionnement des serveurs
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