La fabrication additive n’est plus seulement associée au prototypage rapide. Elle s’inscrit désormais dans des logiques de production, avec des niveaux de maturité variables selon les procédés et les matériaux employés. Longtemps cantonnée aux maquettes et aux prototypes, elle s’est imposée comme une réponse industrielle aux limites de certains procédés conventionnels, en particulier lorsqu’il s’agit de produire des formes complexes, des petites séries ou des pièces à forte valeur ajoutée.
Un extrait de « Fabrication additive – Principes généraux », par Floriane LAVERNE, Frédéric SEGONDS, Patrice DUBOIS
La fabrication additive repose sur un principe simple, celui d’un objet obtenu couche par couche par ajout de matière à partir d’un modèle numérique. Cette logique bouleverse les schémas classiques fondés sur l’enlèvement de matière ou le formage. Elle supprime, dans de nombreux cas, le recours aux outillages dédiés ou aux ébauches brutes, tout en ouvrant l’accès à des géométries internes et externes difficilement réalisables autrement.
Les modes de production actuels s’organisent autour de deux grands ensembles. Le premier demeure le prototypage rapide, qui accélère la validation des formes, de l’ergonomie ou de certaines fonctions avant industrialisation. Le second correspond à la fabrication rapide, elle-même structurée entre outillage rapide et fabrication additive directe. Dans l’outillage rapide, la technologie sert à produire des moules, des empreintes ou des modèles intermédiaires. Dans la fabrication additive directe, l’objectif est la production de pièces finies, denses et fonctionnelles.
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