Sous l’égide du ministère des Armées, le groupe automobile va assembler des drones militaires et a également pour projet de fabriquer des drones terrestres. Outre l’opportunité économique, cette diversification lui permettra de créer des synergies technologiques avec le secteur militaire et pourrait aussi déboucher sur des applications civiles.
Renault franchit une nouvelle étape dans sa diversification industrielle. Le groupe automobile a annoncé qu’il assemblera prochainement des drones militaires dans le cadre d’un projet nommé Chorus, développé en partenariat avec l’entreprise de défense Turgis Gaillard. Cette décision fait suite à une sollicitation de la DGA (Direction générale de l’armement), qui a consulté plusieurs industriels français pour répondre aux besoins croissants en équipements militaires en Europe.
Dans un communiqué, le constructeur automobile explique qu’il mettra son savoir-faire dans les domaines de la conception, de l’industrialisation et de la production en grande série d’objets hautement technologiques au service de ce projet, tout en garantissant une maîtrise de la qualité, des coûts et des délais. Mais il tient à rassurer et précise qu’il n’a pas l’ambition de se transformer en acteur majeur de la défense. Le groupe insiste sur les limites qu’il s’impose en coopérant à des projets exclusivement destinés au ministère des Armées, réalisés en France, en partenariat avec des industriels européens du secteur, et sans que ceux-ci aient un impact sur les investissements consacrés à son cœur d’activité, à savoir l’automobile.
Concrètement, ce projet prévoit l’assemblage de drones sur le site du Mans dans la Sarthe, avec une montée en cadence rapide, puisque la capacité de production pourrait atteindre jusqu’à 600 unités par mois dans moins d’un an. Les moteurs de ces engins devraient quant à eux être fabriqués dans l’usine de Cléon en Seine-Maritime, en lieu et place de moteurs et de boîtes de vitesses produits jusqu’ici pour la marque au losange. Le drone mesurera 8 mètres de long pour 10 mètres d’envergure. Il pourra se déplacer à 400 km/h et atteindre jusqu’à 5 000 mètres d’altitude. Destiné à mener des missions d’observation et de renseignements, ce drone fera l’objet de premiers essais en vol en septembre prochain.
Renault ne compte pas s’arrêter là. Selon des informations publiées par L’Usine Nouvelle, il travaille sur un autre projet, cette fois-ci un drone terrestre, en collaboration avec le groupe belge John Cockerill, propriétaire du spécialiste des véhicules militaires Arquus. Ce prototype, actuellement en cours de développement, devrait être présenté au prochain salon international de la défense et de la sécurité Eurosatory en juin prochain, à Paris-Villepinte.
Un contrat pouvant atteindre un milliard d’euros
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