Chine, tensions sur l’accès à certains matériaux, dépendance mondiale vis-à-vis de Taïwan pour les nœuds les plus avancés – l’Europe tente de reprendre la main et de sécuriser ses approvisionnements.
À Grenoble, le CEA a inauguré le 30 janvier dernier la ligne pilote européenne FAMES : un investissement de 830 M€, pensé pour accélérer le passage “du laboratoire au marché” sur cinq briques technologiques – procédés FD-SOI en 10 et 7 nm, mémoires non volatiles embarquées, intégration 3D, composants RF et solutions de circuits intégrés pour la gestion de l’énergie – en « open access » pour industriels et les académiques.
Dans cette course, l’enjeu n’est pas seulement de “produire plus” mais de concevoir des puces plus sobres, adaptées à l’IA, à l’edge computing, à la mobilité électrique et aux infrastructures critiques, autrement dit, de faire de la souveraineté une stratégie technologique.
Jean-René Lèquepeys, directeur adjoint & CTO de l’institut Leti du CEA, est revenu pour Techniques de l’Ingénieur sur les contours de la stratégie technologique européenne en ce qui concerne les puces électroniques.
Techniques de l’Ingénieur : La crise Covid a-t-elle vraiment “révélé” la dépendance aux semi-conducteurs ?
Jean-René Lèquepeys : La crise a mis en évidence un phénomène de choc simultané : d’un côté une montée très rapide de la demande (équipements numériques, infrastructures de télétravail, consoles de jeux), de l’autre des ruptures de production et de logistique. À cela se sont ajoutés des comportements de sur-commande et de constitution de stocks, qui ont rigidifié encore davantage un marché déjà tendu.
L’effet le plus visible a été industriel : dans des systèmes complexes comme l’automobile, l’absence d’un seul composant suffit à bloquer l’assemblage, même si la pièce est peu coûteuse à l’unité. Cette crise a rendu tangible un point clé : la microélectronique représente une valeur économique directe importante, mais a surtout un effet d’entraînement sur toute la chaîne électronique et sur des secteurs entiers.
Pourquoi parle-t-on aujourd’hui de “technologie souveraine” ?
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