La découverte de la pénicilline ou de l’imagerie par rayons X a marqué le XXᵉ siècle. L’IA marque le XXIᵉ. Elle est devenue le nouvel assistant, le nouveau chercheur. Cependant, l’expérience humaine demeure essentielle et doit le rester.
Nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser l’intelligence artificielle (IA) pour tout et n’importe quoi. Selon une étude du cabinet Resoneo, qui a analysé les requêtes sur ChatGPT, on apprend que près de la moitié (48,3 %) sont des questions factuelles. Cela devient un réflexe, comme nous le faisions auparavant avec Google. Simple et rapide.
Mais, la vraie révolution de l’IA se cache ailleurs. Et, en particulier dans le domaine de la santé et de la médecine. L’apport le plus visible de l’IA se situe dans l’imagerie médicale. Aujourd’hui, des algorithmes de « deep learning » (apprentissage profond) analysent des milliers de scanners, d’IRM ou de biopsies avec une acuité dépassant parfois l’œil humain.
Le meilleur spécialiste peut passer à côté d’un détail parce qu’il est fatigué ou moins concentré. L’IA n’est jamais fatiguée, même à 3 heures du matin !
L’IA excelle aussi dans l’analyse des signaux faibles. En surveillant en temps réel les constantes vitales des patients hospitalisés, elle peut prédire un arrêt cardiaque ou un choc septique plusieurs heures avant qu’il ne survienne, offrant aux soignants une fenêtre d’intervention salvatrice.
La découverte de médicaments profite aussi de l’IA. Traditionnellement, le développement d’un nouveau médicament est un parcours du combattant : 10 à 15 ans de recherche et un coût moyen de 2 milliards d’euros, avec un taux d’échec avoisinant les 90 % lors des essais cliniques.
L’IA change radicalement la donne en intervenant à trois niveaux clés. Grâce à des outils comme AlphaFold (Google DeepMind), l’IA a réussi à prédire la structure de presque toutes les protéines connues. Cette cartographie permet aux chercheurs de comprendre immédiatement où et comment un médicament pourrait se fixer.
Au lieu de tester des milliers de molécules existantes par hasard, l’IA utilise la conception générative. On indique à l’algorithme les propriétés souhaitées (toxicité faible, haute solubilité, efficacité ciblée), et celui-ci « invente » des structures chimiques inédites.
La vigilance du médecin
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