Le jet-stream, amplificateur météorologique

Le jet-stream, ce courant de vents violents qui circulent à haute altitude, est parfois responsable dans nos latitudes d’événements météorologiques extrêmes. Il est à craindre que le réchauffement climatique renforce cette tendance vers 2050. Avec à la clé vagues de chaleur et inondations à répétition.

Ces quinze dernières années, une longue litanie d’événements climatiques extrêmes a frappé le monde en été. En 2003, l’Europe a connu une vague de chaleur inédite, qui a fait 30 000 victimes. En 2010, des feux de forêt en Russie et des inondations au Pakistan ont causé des dégâts et un nombre de morts sans précédent. Un an plus tard, sous l’effet de la chaleur et la sécheresse sévissant aux États-Unis, les ranchers de l’État d’Oklahoma perdaient la moitié de leur bétail. Les feux de forêt de 2016 en Alberta ont constitué la catastrophe la plus coûteuse de l’histoire du Canada. Et l’été 2018 a été tristement célèbre pour les États-Unis : des températures dépassant 37 °C ont été durablement atteintes dans le sud-ouest, des pluies abondantes et des crues ont inondé le coin nord-est du pays et la Californie a subi de terribles incendies. Le même été, des calamités météorologiques du même type ravageaient l’Europe et l’Asie.

Est-ce une coïncidence que ces catastrophes historiques surviennent de nos jours, alors que la Terre se réchauffe ? Mes collègues et moi pensons que non. Tous ces événements ont un point commun : ils se sont déroulés pendant que le jet-stream présentait une forme inhabituelle.

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